L'activité

L'histoire de la moule de bouchot hillionnaise

Un Irlandais, Patrice Walton, fit naufrage en baie de l'Aiguillon. Pour se nourrir, il tendit des piquets en mer, et les relia les uns aux autres par des filets afin d'attraper des oiseaux de mer. Plus tard, il s'aperçut que sur ses piquets, des mollusques noirs, appelés moules, s'étaient accrochés. C'est ainsi qu'il en fit son métier et que la mytiliculture sur bouchot naquit.
A la suite d'une mortalité important en baie de l'Aiguillon, un groupe d'une dizaine de mytiliculteurs a cherché un terrain propice à la culture des moules. Ceux-ci, avec l'aide des pêcheurs d'Erquy, ont demandé aux Affaires Maritimes de Saint-Brieuc, le droit d'exploiter en baie de Morieux. C'est ainsi que depuis 1964 la mytiliculture est implantée à Hillion. Avec une longueur de 100 km de bouchots, la baie fournit 10% de la consommation annuelle française de moules.
Hillion bénéficie d'un milieu marin exceptionnel. La moule sauvage (gallo provincialis) adaptée au climat se commercialise de mars à juin, la moule cultivée (mytilis edulis) se vend de juillet à décembre. Le naissain (bébé moule) ne venant pas seul, il faut aller le chercher sur les côtes atlantiques, en Charente Maritime et en Vendée. Les cordes de naissains sont ensuite enrouléees sur les pieux de bois (les bouchots). Enfin de décembre à mars (mois creux pour la vente) les pieux les plus abîmés par la mer sont renouvelés (un pieu de chêne noir à une durée de 5 à 7 ans).
 

 

 

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