Histoire d'Hillion

Quelques repères sur les origines d'Hillion

Le menhir de Carquitté est le plus ancien monument de la commune. La date précise de son érection est inconnue mais nous savons qu’il appartient au monde mégalithique qui se situe entre 5 000 et 2 000 ans avant notre ère.

Ce n’est pas le seul témoin de la période néolithique (10 000 à 2 000 ans av JC), car depuis le XIXe siècle de nombreuses découvertes ont été faites, attestant d’une présence humaine très ancienne sur le territoire de la commune : couteaux, grattoirs et pointes de flèches en silex, haches polies… à Crémur, Licantois, la Grandville, Fortville, Lermot, l’Etoile, Billemont, les Grèves. Toute la commune porte les traces de ces premières implantations.

La présence humaine est également attestée à l’âge du bronze (1 800 à 800 av JC) avec la découverte en 1851 à Lermot d’une trentaine de haches de bronze, en 1866 d’une hache de bronze attribuée à la fin de cette ère (1100 à 1000 av JC), et à Carquitté, d’un dépôt de haches daté autour de 800 av JC. Puis c’est l’âge de fer et la période celtique (ou gauloise), du VIe au Ier siècle av JC, qui est notamment représenté par des fragments de poteries en divers points de la commune (Crémur, Bonabri).

À la suite de la victoire des romains sur les Venètes en 56 av JC, la conquête de l’Armorique se fait progressivement, et la civilisation romaine se substitue à la civilisation gauloise. Une voie romaine traversait la commune sur près de 5 km et on a noté la présence d’un mouillage gallo-romain pour bateaux dans le cours aval du Gouessant. Des fouilles effectuées à la Grandville en 1838 ont mis à jour les vestiges d’une importante villa dotée de mosaïques et d’un hypocauste, datant du début du IIIe siècle. De nombreuses poteries ont été retrouvées à Crémur et à l’Hôtellerie, ainsi que des pièces de monnaies datées du IIIe et IVe siècles en différents endroits et un sarcophage daté de la fin du IIIe siècle, témoins de plusieurs implantations gallo-romaines.

Après les invasions barbares et l’écroulement de l’empire romain arrivent au milieu du Ve siècle, dans le nord de l’Armorique, les premières vagues de migrants bretons provenant de l’actuelle Grande-Bretagne. Parmi ceux-ci, le comte Rigwall qui s’installa à Licellion dont le nom vient du breton « lis » (qui signifie cour de justice d’un personnage important) et du nom « Elion ». Le premier nom connu de la commune date du XIe siècle : Aulam Helyoni, qui signifie également, mais en latin, « cour d’Hélyon ». Qui était Helyon dont le nom a donné naissance, après quelques évolutions, au nom actuel d’Hillion ? Certains avancent qu’Hélyon était un moine irlandais : cela reste à confirmer.

 Hillion est donc un lieu de très anciennes civilisations qui ne sont ici que sommairement évoquées.


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